Fondée en 1976, Teva Pharmaceutical Industries Ltd est devenu en un peu plus de trois décennies le premier fabricant au monde de médicaments génériques.
Le groupe a bâti sa croissance sur trois ressorts: le développement des médicaments génériques (70% des ventes), qui répondent aux besoins de nombreux pays développés de réduire leurs dépenses de santé (28 produits lancés en 2008 aux Etats-Unis); le développement de médicaments développés en interne, comme le Copaxone (sclérose en plaques), l'Azilect (maladie de Parkinson) ou le ProAir (maladies respiratoires); et les acquisitions.
Dernière en date: le rachat des activités de traitements féminins (contraceptifs, traitements hormonaux…) de Barr Pharmaceuticals, en décembre 2008, pour 7,5 milliards de dollars, au cours d'une année marquée par les rachats de CoGenesys (biogénériques), l'espagnol Bentley et le japonais Kowa.
Ces éléments ont permis au groupe d'afficher une croissance soutenue y compris en période de crise (+23% sur les neuf premiers mois de l'année 2009, selon les résultats publiés mercredi soir). La société, dont le siège se trouve à Petah Tikva, en Israël, nourrit d'ailleurs de grosses ambitions: réaliser en 2012 un chiffre d'affaires de 20 milliards de dollars (contre 11 milliards en 2008) et dégager une marge nette de plus de 20% à cette date (16% sur les neuf premiers mois de 2009).
Outre une croissance plus soutenue, Teva se distingue des laboratoires pharmaceutiques "classiques" par des niveaux de R&D et des frais marketing et commerciaux moindres. Le rapport des dépenses de R&D au chiffre d'affaires était de 7,1% en 2008, contre 16,6% pour Sanofi-Aventis; celui des dépenses marketing et commerciales aux ventes est de 22,7% chez Teva, contre 26% chez Sanofi-Aventis.
Mais l'élément qui devrait garantir à Teva une croissance soutenue de ses ventes reste la faible pénétration des génériques dans de nombreux marchés.
Teva réalise 62% de ses ventes en Amérique du Nord, où la pénétration des génériques est de 66%. Mais en France, en Espagne ou en Italie, la pénétration des génériques est inférieure à 20%. De quoi assurer au "génériqueur" quelques relais de croissance, sans même parler des pays émergents.

















