Carrefour remercie José Luis Duran après quatre ans à la tête du distributeur, d'abord comme président du directoire puis comme directeur général. Mais il ne part pas les mains vides.

Dans le rapport annuel 2007 de Carrefour il est stipulé "qu'une indemnité dont le montant est égal à deux ans de rémunération sera versée". La rémunération annuelle prend en compte la rémunération fixe et les bonus. Et elle est liée à la performance de l'entreprise. Il faut que sur les deux derniers exercices, à périmètre et change constants, la croissance moyenne du chiffre d'affaires et de l'Ebit (résultat d'exploitation) de Carrefour soit positive. C'est le cas pour le directeur général qui, malgré la remise en cause aujourd'hui de sa stratégie, peut répondre de ces deux critères.

6 millions d'euros

Du coup, en 2007 José Luis Duran a touché un salaire fixe de 1,265 million d'euros (le même qu'en 2006) et un Bonus de 1,1 million d'euros (1,138 million en 2006). De fait, il devrait toucher au titre de son indemnité de départ un chèque d'environ 4,7 millions d'euros. S'ajoute à cela des actions gratuites et des options d'achat (60.000 attribuées au maximum sur 2007 et 130.000 en option d'achat en 2007).

Le montant des indemnités pourrait encore augmenter. "Dans le cas particulier où la révocation interviendrait dans les douze mois suivant un changement de contrôle du groupe, le montant de l'indemnité serait porté à trente mois", indique le rapport annuel. Une chance pour José Luis Duran, qui a vu la montée en puissance de Blue Capital (qui regroupe les intérêts du fonds d'investissement Colony et de Bernard Arnault président de LVMH) en avril 2008. Le directeur général pourrait donc toucher près de 6 millions d'euros d'indemnités.

En revanche, et contrairement à son prédécesseur, Daniel Bernard, il ne pourra pas compter sur une retraite chapeau (salaire versé à vie à un ancien dirigeant). Elles ont été supprimées par le groupe, en 2005, après la lourde provision passée dans les comptes pour le départ de Daniel Bernard.