Après sa filiale Camif particuliers, c'est au tour de la maison-mère Camif SA d'annoncer des suppressions d'emplois. "166 postes seront supprimés sur les 200, d'ici au premier trimestre 2009 dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi. 80% des postes le seront au 15 décembre", a indiqué Louis Mallet, le président de Camif SA, maison mère du groupe Camif, lors d'une conférence de presse à Niort. La poursuite d’activité de Camif SA, placée le 27 octobre en redressement judiciaire, est subordonnée à une restructuration.
Camif Particuliers, dont la maison mère Camif SA détient 34%, a elle aussi été placée en liquidation judiciaire, entraînant la suppression de 780 emplois. Les deux entités s'étaient déclarées en cessation de paiement en raison de "tensions de trésorerie" conjuguées avec les effets de la crise économique. Après cette nouvelle annonce, ce sont donc au total près de 950 emplois -sur 1.400- qui devraient disparaître à la Camif. L'Etat a dit qu'il aiderait au reclassement.
Outre Camif Particuliers, Camif SA possède quatre filiales -Camif Collectivités, Camif Habitat, Romactis, Léon Fargues- qui ne sont pas "concernées par les procédures en cours", a rappelé le patron de Camif SA. Elles "ont connu une réaction de frilosité après l'annonce des procédures mais elles restent en avance sur les résultats prévisionnels", a précisé Louis Mallet. Les quatre filiales comptent au total plus de 420 salariés et réalisent un chiffre d'affaires de 280 millions d'euros.
Une page se tourne pour cette société fondée en 1947 à Niort à l'initiative de la Mutuelle des instituteurs Maif pour permettre aux enseignants de s'équiper après la guerre.

















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