La vente par correspondance va mal. Après la Redoute qui a annoncé mercredi la suppression de 672 emplois, c'est la Camif qui annonce jeudi être au plus mal. Le groupe de vente par correspondance Camif Particuliers et la coopérative Camif SA, sa société mère, ont été placées toutes les deux en cessation de paiement. Dans un communiqué, Camif Particuliers, qui emploie 780 personnes, a invoqué des "tensions de trésorerie" qui, conjuguées à la crise économique, ont contraint le groupe à se déclarer en cessation de paiement.

A fin d'inventaire, "les magasins, comme les autres canaux de vente, seront fermés pour quatre jours à compter d'aujourd'hui", a ajouté le groupe sans plus de précision. La coopérative Camif SA, coeur historique du groupe mais qui ne détient plus que 34% de Camif Particuliers, s'est également déclarée en cessation de paiement, a annoncé son président Louis Mallet dans une conférence de presse à Niort.

Textile

Mais Camif SA, qui emploie 200 personnes, compte d'autres filiales que Camif Particuliers (Camif Collectivités, Camif Habitat, Romactis, Léon Fargues), qui "ont leur métier, leur propre vie", a souligné Louis Mallet. Camif SA "propose un plan d'équilibre pour 2009 et 2010 qu'il soumet au tribunal de commerce" de Niort, a précisé Louis Mallet.

La Camif avait annoncé le 28 août 509 suppressions de postes dans l'ensemble du groupe, dont 365 chez Camif Particuliers et 144 chez Camif SA, sur un effectif total de 1.370 personnes, de source syndicale. A l'origine des problèmes de la Camif, son incursion dans les années 1980 dans le textile, puis l'informatique, pour tenter de faire concurrence à La Redoute et aux 3 Suisses. Elle n'est jamais parvenue à rentabiliser ces nouvelles activités.

En mars, la direction du groupe avait reconnu accuser "des pertes depuis le milieu des années 1990". L'autre actionnaire de Camif Particuliers est le fonds Osiris, actionnaire à hauteur de 66% depuis décembre 2007.