Moins de travaux, donc moins de travail. Le recours à l’intérim est en fort repli depuis le début de l’année dans le secteur du BTP, selon la note de conjoncture mensuelle de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP) publiée jeudi. A fin septembre, le nombre d’heures effectuées par des intérimaires a diminué de 10% pendant les 12 derniers mois étudiés par rapport aux 12 mois précédents, indique cette note. Le rythme de croissance annuel culminait à plus de 20% au début de l’année 2007, rappelle la FNTP. En revanche, les heures travaillées par les ouvriers permanents progressent de 1,8% à fin septembre, reflétant en partie la transformation de contrats temporaires en contrats à durée indéterminée.
L'activité dans les travaux publics connaît une baisse de 0,7% sur les 12 derniers mois, à fin septembre, par rapport aux douze mois précédents. Les marchés conclus s’inscrivent également dans cette tendance, en recul de 2,2% à fin septembre en rythme annuel. Après le pic d’activité atteint fin 2007-début 2008, les travaux publics connaissent un sérieux ralentissement, l’effet post-élections municipales ayant été amplifié par la dégradation de la conjoncture économique et financière, selon la FNTP.
Patrick Bernasconi, le président de la FNTP, a réclamé, mercredi lors d'une conférence de presse, un "plan de relance" aux pouvoirs publics, car il prévoit une baisse de 6% des volumes de travaux en 2009 après une diminution de 1,5% en 2008. Après cinq années de croissance ininterrompue, avec une hausse de 8% par an en moyenne et la création de 15.000 emplois nets par an en 2006 et 2007, le volume des travaux devrait baisser de 1,5% en 2008, ce qui ne s'était plus produit depuis 2002 (-1,2%), selon la FNTP.
















