Les annonces se succèdent et se ressemblent. Le géant de la sidérurgie ArcelorMittal vient de confirmer dans un communiqué qu'il se séparait de 9.000 salariés, soit 3% de son effectif mondial. La direction du groupe a indiqué que ces suppressions d'emploi envisagées se feraient sur une base "volontaire". Ces réductions d'effectifs toucheraient particulièrement l'Europe occidentale, avec 6.000 emplois visés, indique le quotidien belge La Libre Belgique sur son site internet. La mesure touche les employés de la division SG&A (ventes, général et administratif). Cette décision devrait permettre au groupe de réaliser une économie d'un milliard de dollars dans ce département.

Un délégué CFDT avait indiqué mercredi 26 novembre craindre de nouvelles mesures d'économie, "à mettre en relation avec l'annonce des 2.500 suppressions d'emplois aux Etats-Unis" déjà programmées au sein de l'entreprise. Pour faire face à l'effondrement de la demande d'acier dans le monde sur fond de ralentissement économique, le sidérurgiste a annoncé début novembre une diminution de 35% de l'ensemble de sa production au quatrième trimestre 2008.