Le fabricant américain de photocopieurs Xerox va supprimer 3.000 emplois dans le monde, soit environ 5% de ses effectifs, afin de doper sa rentabilité en 2009, a annoncé le groupe à l'occasion de la publication de ses résultats du troisième trimestre.

"Nous avons annoncé avec nos résultats trimestriels une restructuration, qui entraînera une charge de 400 millions de dollars au quatrième trimestre", a indiqué Carl Langsenkamp, un porte-parole de Xerox. "Cela aura pour conséquence la suppression d'environ 3.000 postes dans le monde au cours des six prochains mois", a-t-il ajouté. Xerox emploie environ 57.400 personnes dans le monde, dont 33.400 aux Etats-Unis.

Xerox veut privilégier les départs volontaires. "Nous allons proposer un guichet départ à nos employés aux Etats-Unis", a indiqué Carl Langsenkamp, précisant que le processus allait s'étaler sur "un ou deux mois".

Objectifs annuels

Xerox avait fait état plus tôt dans la journée d'un bénéfice net en hausse de 2%, à 258 millions de dollars, pour les trois mois achevés fin septembre. Le chiffre d'affaires trimestriel de 4,4 milliards de dollars, sensiblement conforme aux attentes, a progressé de 2%, avec une hausse de 3% pour les services après-vente, qui représentent 70% de l'activité totale. Les ventes d'équipements neufs ont baissé de 3%, précise le communiqué.

Côté prévisions, le groupe attend pour le quatrième trimestre un bénéfice par action hors exceptionnels compris entre 34 et 36 cents, contre 43 cents envisagé par le marché. Un niveau inférieur aux attentes des analystes.

Mais sur l'ensemble de l'année, le groupe a affirmé être en mesure de dégager une croissance à deux chiffres de sa rentabilité grâce à sa restructuration, qui doit lui permettre de compenser le ralentissement mondial de ses ventes d'équipements, affectées par la crise économique touchant plusieurs pays. "Les économies opérationnelles que nous gagnerons de nos mesures de restructuration du quatrième trimestre nous mettrons en bonne position pour livrer une croissance des bénéfices à deux chiffres en 2009", avait estimé dans un communiqué la PDG Anne Mulcahy, sans préciser la nature de ces restructurations.