Club Med sort la tête de l'eau. En pleine tourmente boursière et économique, le groupe français est parvenu à sortir ses comptes du rouge sur l'exercice 2007/2008. Le bénéfice net ressort à 2 millions d'euros contre une perte de 8 millions d'euros un an auparavant. Les plus values réalisées par la vente de Jet Tours à Thomas Cook et de 80% de Club Med Gym a un fonds d'investissement (pour un montant total de 31 millions d'euros) explique en grande partie la progression du résultat net.

Amélioraration de la rentabilité

Le niveau du bénéfice net est inférieur aux attentes des analystes qui misaient, eux, sur 10,6 millions d'euors. En revanche, le résultat courant loisirs, l'indicateur phare de la rentabilité des villages, a bondi de 69% à 43 millions d'euros, validant sa stratégie de montée de gamme vers le luxe. Pour la première fois depuis 2001, le Club Med, après avoir perdu des clients en raison de sa montée en gamme, a enregistré un gain net de "gentils membres", dont le nombre est passé à 1,361 million en 2008, soit 37.000 de plus qu'en 2007. Le revenu par lit disponible progresse de 7,5% sur l'exercice et de 6,2% au 4ème trimestre.

Plan de réduction des coûts

Les comptes sont bons, mais Club Med reste prudent. "La crise économique mondiale nous conduit aujourd'hui à prendre des mesures fortes et immédiates pour adapter la voilure", a commenté son PDG Henri Giscard d'Estaing. En 2009, il met en place un vaste plan d'économies. Il mise sur 30 millions d'économies, des investissements limités à 50 millions d'euros (contre 90 millions), et une baisse de 3% de sa capacité hôtelière en diminuant les durées d'ouvertures des villages 2 et 3 tridents.

Pour Club Med son ancrage dans le haut de gamme devrait tout de même "lui permettre de mieux sortir de cette crise et probablement plus tôt que les autres".

Réservations en baisse pour la saison hivernale

Les réservations pour la saison d'hiver, exprimées en chiffre d'affaires comparable, sont en baisse de 2,4%, alors que les capacités sont en recul de 3,1%. Les réservations sont surtout en retard en Europe (-3,4%) et en Amérique (-2,4%), alors que l'Asie progresse de 4,9%.