Un coup oui, un coup non. L'homme d'affaires français Bernard Tapie assure maintenant qu'il renoncera à entrer au capital du Club Méditerranée "si la situation est conflictuelle", tout en réaffirmant son intérêt pour le groupe touristique, dans un entretien au quotidien Les Echos paru ce lundi. "J'ai vécu quinze ans de situations conflictuelles, je n'en ai plus envie et j'ai d'autres opportunités", explique Bernard Tapie.
Il révèle avoir rencontré, il y a une dizaine de jours, le PDG du groupe touristique, Henri Giscard d'Estaing, qui lui a "fait une remarquable impression" et qui a "maintenu l'esprit Club Med". Se disant toujours intéressé par le rachat du Club Med, l'homme d'affaires a réaffirmé ses doutes sur le bien-fondé de l'augmentation de capital lancée ce lundi par le groupe. "Si c'est pour financer des pertes je ne suis pas partant, si c'est pour permettre (au Club Med) d'arrêter de perdre de l'argent, c'est différent", déclare-t-il.
Bernard Tapie, qui a affirmé ce week-end avoir le soutien de "trois ou quatre fonds amis" et d'actionnaires du Club Med "ayant perdu beaucoup d'argent" pour partir à l'assaut du groupe touristique, devrait prendre une décision "avant fin mai-début juin". "Fin mai, je connaîtrai l'état des réservations pour l'été", a-t-il par ailleurs expliqué au Figaro: "s'il y a un recul prévu de la fréquentation de 10%, soit 150.000 clients, nous n'irons pas car le redressement serait trop compliqué".
S'il décide d'investir dans le Club Med, Bernard Tapie prendra personnellement "4 à 5% du capital", a-t-il indiqué au Figaro. "Des actionnaires qui ont 15% du capital nous ont déjà dit qu'ils nous suivraient" pour "prendre le contrôle" du groupe, a-t-il précisé. Et pas question pour lui "de lancer une OPA", car son "éventuelle participation resterait largement minoritaire".






















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