Le constructeur automobile américain General Motors a annoncé lundi qu'il se retirait de la coentreprise formée avec Toyota aux Etats-Unis, NUMMI, faute d'avoir trouvé un accord avec le constructeur japonais compatible avec son plan de restructuration. La société commune est installée à Fremont, en Californie (ouest). Ce site emploie quelque 5.440 personnes pour produire chaque année environ 250.000 voitures et 170.000 "trucks" (pickup, 4x4...), selon son site internet.
GM y monte la Vibe, un modèle de la marque Pontiac promise à l'extinction. Le constructeur avait déjà annoncé qu'il cesserait fin août de produire ce modèle de petite voiture, cousine de la Matrix de Toyota. Toyota, "désolé" de la décision de GM, a laissé plané un doute sur l'avenir du site californien.
"Nous espérions que la coentreprise à 50/50 continuerait", a expliqué un porte-parole, Mike Goss. "Nous respectons la décision de GM, mais le climat économique pour Toyota est également très mauvais, et la décision de GM aggrave la situation de Toyota", a-t-il ajouté. "Nous envisagerons des alternatives en prenant en compte divers facteurs", a-t-il conclu.
GM, en saluant "un partenariat très positif et bénéfique" depuis 25 ans, s'est dit ouvert à la possibilité d'autres collaborations à l'avenir avec le groupe japonais qui lui a ravi le titre de premier constructeur mondial.
Les actifs de GM dans NUMMI ne seront pas repris par la nouvelle société qui doit émerger dans les semaines qui viennent du processus de redressement sous contrôle judiciaire, à la suite du dépôt de bilan du 1er juin. GM, qui va éliminer à terme plusieurs marques pour se concentrer sur quatre principales --Buick, Cadillac, Chevrolet et GMC-- veut suspendre totalement Pontiac d'ici 2010.




















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