Les constructeurs savent que leurs voitures finissent toutes… dans les embouteillages. La saturation des réseaux routiers, ils sont au courant. Ils savent aussi que le rapport des conducteurs à leur voiture change, et que l'autopartage, à terme, devrait faire partie des "solutions de mobilité", comme disent les experts.

Les constructeurs réfléchissent et investissent donc dans des "solutions de mobilité alternatives", comme le formule PSA. Les deux constructeurs français ont d'ailleurs présenté au dernier salon de Francfort des concepts cars très similaires. Le futur s'appelle BB1 (prononcer à l'anglaise: "bibi one") chez Peugeot; Tweezy chez Renault.

Voiture-scooter

Le bébé de PSA "a pour père un scooter et pour mère une voiture", explique un porte-parole du groupe. BB1 est un petit véhicule quatre places ultra-compact qui a pour but de "réconcilier mobilité individuelle et collective", selon PSA. "Il faut remplacer un parc automobile qui se congestionne lui-même par un parc plus fluide et plus propre".

Traduction: BB1 doit permettre aux automobilistes de continuer à utiliser une voiture en ville avec moins d'inconvénients que les voitures normales. Comment? En étant plus petit, "pour se faufiler partout", dit PSA, et en tournant à l'hybride, donc dégageant moins de CO2.

Chez Renault, Twizy est un véhicule deux places tout électrique qui s'inspire lui aussi du scooter. Pas besoin de plus en ville, selon Renault. "La majorité des déplacements sont des trajets très courts", explique un porte-parole de la marque au losange.

Côté services, les deux constructeurs n'ont pas la même approche. Peugeot teste une formule de location baptisée "Mu". Ses clients auront accès à des véhicules qu'ils paieront avec une carte prépayée.

Partenariats

Renault, pour sa part, a adopté une stratégie de partenariat, comme dans le cas de la voiture électrique (1 milliard d'investissement à ce jour). Il s'associe aux fournisseurs d'électricité et à une start-up californienne, Better Place, afin de développer des réseaux de recharge de batteries dans les grandes villes.

Même logique avec Autolib, le projet d'auto-partage de la Ville de Paris. "Nous sommes très intéressés par ce projet, mais nous n'allons pas y répondre directement: nous rejoindrons un groupement qui se porte candidat", explique un porte-parole.