Le constructeur automobile américain General Motors vient d'annoncer que son conseil d'administration examinrait "des offres potentielles" et déciderait du sort de sa filiale suédoise Saab d'ici fin décembre, après avoir été approché par des parties intéressées.

"A cette date, nous déterminerons s'il existe un bon arrangement pour Saab. Si ce n'est pas le cas, nous commencerons à cesser les activités mondiales de Saab de façon ordonnée", a précisé le constructeur dans un communiqué, semblant ainsi exclure de garder Saab comme il a décidé de le faire pour son autre filiale européenne Opel.

Le constructeur a précisé qu'en raison d'accords de confidentialité, il était dans l'impossibilité de "confirmer ou commenter" toute transaction potentielle.

Un espoir?

Le quotidien suédois Svenska Dagbladet avait évoqué trois candidats possibles à la reprise de Saab: l'investisseur américain Merbanco, le constructeur automobile chinois Beijing automotive (BAIC) -qui était allié à Koenigsegg et a dit "réévaluer" la situation après l'échec du dossier- et la holding américaine Renco Group. Svenska Dagbladet a parlé d'un quatrième candidat potentiel mais sans le nommer.

GM a seulement indiqué que, depuis depuis que le fabricant suédois de voitures de luxe Koenigsegg a renoncé à concrétiser son offre sur Saab le mois dernier, il avait été approché par plusieurs interlocuteurs, confirmant des déclarations du secrétaire d'Etat suédois à l'Industrie Jöran Hägglund.

De son côté le directeur exécutif de Saab Automobile, Jan-Aake Jonsson avait indiqué mardi qu'il travaillait "très dur" pour trouver une solution alternative après le retrait de Koenigsegg, tout comme le gouvernement suédois.

"Il reste un espoir pour Saab", a déclaré pour sa part M. Hägglund, cité par l'agence de presse TT.