La Commission européenne examinera en premier le plan de restructuration d'Opel, dès qu'il sera prêt vers la fin de l'année, ont annoncé des responsables européens vendredi à l'issue d'une réunion avec la direction de la maison mère américaine d'Opel, General Motors.

Le chef du gouvernement flamand Kris Peeters, venu défendre le sort de l'usine belge d'Anvers considérée comme la plus menacée, a annoncé que la Commission s'était vu conférer un droit "d'examen préalable", avant que les gouvernements européens décident d'accorder ou non des aides publiques.

"Examen préalable"

Le commissaire européen à l'Industrie Günter Verheugen a précisé devant la presse que cette évaluation du plan de restructuration servirait à répondre à deux questions: est-ce que ce plan est viable au niveau économique et peut-il garantir la viabilité à long terme de l'entreprise?

Ce n'est qu'après cet examen préalable que les gouvernements européens concernés peaufineront les aides d'Etat qu'ils comptent mettre sur la table, et qui devront à leur tour obtenir le feu vert de Bruxelles.

"Au final, ce sont les Etats membres qui paient et ils doivent nous notifier quel argent des contribuables ils donnent, et ils doivent attendre l'approbation de la Commission", a précisé Neelie Kroes, la commissaire européenne à la Concurrence.

Détails du plan

L'annonce des détails du plan de restructuration européenne interviendra "avant la fin de l'année ou très peu de temps après la fin de l'année", a précisé pour sa part le patron par intérim de GM Europe, Nick Reilly, à l'issue de la rencontre avec les ministres européens.

"Nous discutons toujours de notre plan. Donc nous ne pouvons pas actuellement donner de réponses sur une usine particulière, y compris celle d'Anvers", a-t-il déclaré. GM n'a toujours pas détaillé son plan de restructuration pour Opel, et notamment la répartition exacte des quelque 9.000 suppressions d'emplois envisagées.

Il a confirmé en revanche tabler sur 2,7 milliards d'euros aides publiques pour financer la restructuration d'Opel/Vauxhall, dont il a chiffré le coût total à 3,3 milliards d'euros.