Le constructeur automobile américain General Motors (GM) est en pourparlers avec un possible repreneur principal pour sa filiale déficitaire Saab, a déclaré ce mardi le secrétaire d'Etat à l'Industrie Jöran Hägglund sans préciser le nom du candidat. "Il y a une piste principale", a-t-il indiqué à la radio publique suédoise. C'est important puisque si GM ne parvient pas à vendre la marque, il l'arrêtera.

"Nous, la Banque européenne d'investissement (BEI) et le gouvernement suédois, avons une piste principale que nous avons commencé à analyser, mais nous regardons aussi d'une manière plus large vers quelques autres parties intéressées", selon M. Hägglund.

Le fabricant de voitures de luxe Koenigsegg, allié au chinois Beijing Automotive Industry Holding Co. (BAIC), avait renoncé au rachat de Saab le mois dernier invoquant des retards trop importants et coûteux dans le bouclage de la transaction.

BAIC s'apprête tout de même à reprendre certains actifs de Saab (les brevets pour la fabrication de la compacte Saab 9-3, de la berline Saab 9-5, de moteurs et de boîtes de vitesse). Le quotidien financier suédois Dagens Industri a évalué mardi ces actifs à 1,4 milliard de couronnes (134 millions d'euros) ce qui permettrait, selon le journal, de financer Saab jusqu'en mars 2010.

Nouveau plan, nouveau prêt

La BEI avait donné son feu vert à un prêt de 400 millions d'euros à Saab sur la base du plan de rachat présenté par Koenigsegg. Dans le cas d'un autre repreneur ce prêt devra faire l'objet d'un nouveau feu vert de la BEI et il devra être garanti par le gouvernement suédois.

M. Hägglund a refusé de préciser le nom du nouveau repreneur potentiel mais selon des informations dans la presse suédoise il pourrait s'agir du constructeur néerlandais d'automobiles sportives haut de gamme Spyker.

GM "concentre désormais toute son énergie à conclure les négociations avant la date limite fixée à la fin de l'année", selon Jöran Hägglund.

Le gouvernement suédois de centre-droit a toujours dit qu'il ne prendrait pas de participation dans Saab, qui n'a pratiquement jamais dégagé de bénéfice en vingt ans, expliquant que ce n'est pas le rôle de l'Etat d'être propriétaire d'entreprises.

Si aucun repreneur n'est trouvé, l'emblématique marque automobile suédoise qui avait construit sa première voiture en 1947 risque la fermeture.