Le constructeur américain General Motors a annoncé mardi la cession pour 400 millions de dollars au néerlandais Spyker de sa filiale suédoise Saab, qui échappe de justesse à la casse un an après sa mise en vente et à l'issue de longues semaines de négociations.
Spyker est détenu à 30% par le groupe financier russe Convers, contrôlé par le milliardaire russe Vladimir Antonov, et à 25% par le fonds souverain d'Abou Dhabi Mubadala Development.
Il s'agit du premier succès que peut revendiquer GM depuis sa reprise en mains par le nouveau PDG du groupe Ed Whitacre, choisi par l'administration Obama pour présider le conseil d'admnistration après la sortie de faillite du constructeur en juillet.
Une transaction équitable
General Motors (GM) et le fabricant de voitures de luxe Spyker Cars ont "passé un accord contraignant sur le rachat de Saab (...) dans le cadre duquel Spyker va former une nouvelle société, Saab Spyker Automobiles", a indiqué mardi GM dans un communiqué. "C'est une grande nouvelle pour les employés, les fournisseurs et les concessionnaires de Saab, une grande nouvelle pour des millions de clients et d'adeptes de Saab dans le monde, et une grande nouvelle pour GM", a commenté John Smith, responsable des alliances chez GM.
La transaction, "si tout se passe rapidement, devrait être finalisée à la mi-février, et le démantèlement annoncé de Saab", entamé il y a deux semaines, "sera immédiatement suspendu", a ajouté le groupe américain, sorti de la faillite l'été dernier.
GM va recevoir "74 millions de dollars en numéraire, 326 millions de dollars en actions préférentielles", a détaillé John Smith, lors d'une conférence de presse.
"Nous pensons que c'est une transaction équitable pour GM", a-t-il ajouté, faisant état d'un "autre élément pour GM pas encore divulgué".
Emplois
GM va "continuer à soutenir Saab et Spyker", notamment en lui fournissant des services d'ingénierie et certaines pièces pendant une période de transition, a indiqué John Smith, soulignant que l'accord ne comprend "aucune garantie" sur les 3.400 emplois chez Saab.
Victor Muller, le patron de Spyker, avait affirmé à la mi-janvier qu'il "embaucherait plutôt que de licencier" chez Saab, "car la capacité de production aurait besoin d'être augmentée rapidement".

















