Après la réduction de production, les constructeurs français en viennent eux aussi à sabrer dans les effectifs, comme leurs homologues américains. PSA Peugeot Citroën vient d'annoncer un plan de diminution de ses effectifs de 2.700 emplois dans le cadre d'un programme de départs volontaires, dans tous les sites et directions du groupe.
Le projet soumis au comité central d'entreprise présentera essentiellement des mesures permettant d'accélérer des départs qui auraient eu lieu dans les mois ou les années futures: départs en retraite à taux plein, créations d'entreprises, projets professionnels dans le cadre de congés de reconversion.. Elles s'adresseront uniquement à du personnel volontaire. Le groupe devrait ainsi diminuer ses effectifs sans avoir recours à un plan social avec licenciements ou à des préretraites.
"Ce projet intervient dans un contexte de crise financière et industrielle qui touche l'ensemble de l'économie et qui a entrainé une réduction violente des volumes, en particulier au 3e et 4e trimestres 2008, sur les principaux marchés européens (de l'ordre de -17% au 4ème trimestre). Cette récession va se poursuivre en 2009 (prévision au minimum d'au moins -10%)", indique PSA dans son communiqué.
Les mesures déjà entreprises avec le plan Cap 2010, qui avait pour objectif de relancer la croissance et la rentabilité du groupe, n'est pas suffisant. PSA veut "développer en urgence de nouveaux plans d'actions, en complément de mesures déjà entreprises qui se sont traduites par une réduction des coûts, une diminution de la capacité des usines et du chômage partiel".
Pour Jean-Luc Vergne, directeur des ressources humaines : "Ce n'est pas de gaité de coeur que nous présentons un projet de Redéploiement des Emplois et des Compétences. Cependant, le pire serait de ne rien faire. Cela pourrait, à terme, remettre en cause la pérennité du groupe et ses 200.000 emplois. En 2007, nous avons montré que nous savions résoudre nos problèmes d'adéquation d'effectifs, sans conflits, sans drames humains, conformément à notre engagement de «ne laisser personne seul face à son problème d'emploi». J'ai confiance. Je sais que nous saurons régler dans le même esprit nos difficultés actuelles, et que nous sortirons de la crise renforcés et plus compétitifs."
850 départs supplémentaires
Concernant le site de Rennes, l’évolution de la demande des consommateurs conduit à une baisse importante des marchés des berlines des segments Moyen/Haut de gamme, au profit des véhicules de segments inférieurs, précise le groupe dans son communiqué. Cette situation se traduit par une forte sous-activité de plus de 20 % du site de Rennes, spécialisé dans la fabrication de véhicules de ces segments.
En conséquence, un excédent d’environ 900 ouvriers polyvalents d’UEP doit être redéployé sur les sites fabriquant des véhicules des segments inférieurs : Sochaux, Mulhouse, Aulnay et Poissy ou sur d’autres sites du groupe.
De plus, en raison de la baisse des volumes de l’usine de Rennes et des nécessités de réduire les coûts de structure, 850 ouvriers professionnels, ETAM et cadres pourraient être concernés par des mesures de départ volontaire. Ces mêmes mesures seraient également proposées aux ouvriers polyvalents d’UEP qui ne pourraient être mobiles. L’avenir du site de Rennes n’est nullement en question. Il fabrique la nouvelle C5 lancée commercialement en 2008. Un nouveau véhicule est, par ailleurs, prévu à fin 2010.





















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