GM étudie aujourd'hui toutes les options pour assurer sa survie. Le conseil d'administration du constructeur automobile américain n'exclut pas un placement sous le régime des faillites, le chapitre 11, avance vendredi le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier.
Réagissant à cette information, GM a indiqué que le conseil d'administration avait effectivement abordé la question de la faillite mais qu'il ne considérait pas celle-ci comme "une solution viable répondant aux problèmes de liquidités du groupe". La direction étudie tous les moyens en son pouvoir pour éviter une mise en faillite, a également indiqué GM au quotidien américain.
Le conseil d'administration de GM, qui a apporté un soutien sans faille à Rick Wagoner ces derniers mois, reconnaît qu'obtenir le déblocage de fonds supplémentaires "est une priorité de premier ordre". GM aux côtés de Ford et Chrysler essaient d'obtenir une rallonge de 25 milliards de dollars d'aide publique au secteur automobile. Une première enveloppe de 25 milliards a été votée par le Congrès en septembre, mais n'a pas encore été débloquée à ce jour.
Toutefois, une telle position de la direction marque un désaccord profond avec le PDG de General Motors, Rick Wagoner, qui a ardemment défendu cette semaine, lors d'auditions de responsables du secteur devant le Congrès, que la voie de la faillite n'est pas une option viable pour le groupe. Le PDG de GM n'est pas le seul à être opposé à la voie de la faillite. Celui de Ford Alan Mulally et de Chrysler Bob Nardelli ont eux aussi agité devant le Congrès les conséquences "désastreuses" sur l'économie du pays d'une faillite de l'un d'entre eux, sur le plan social notamment. Une faillite de GM mettrait près d'un million de personnes au chômage et Ford près de 75.000 personnes.





















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