Mitsubishi Motors Corp, le quatrième constructeur automobile japonais, envisage, comme l'ont déjà annoncé ses concurrents, des réductions de production et d'effectifs en raison de l'aggravation de la crise économique mondiale, ont indiqué des médias japonais. Mitsubishi devrait se séparer de près d'un tiers de ses 3.350 salariés temporaires dans ses 5 usines de production au Japon, en ne renouvelant pas quelque 1.000 contrats de travail de ces salariés intérimaires, ont indiqué les agences Jiji Press et Kyodo News.

Selon l'agence Jiji Press, le constructeur nippon pourrait aussi réduire sa production de quelque 120.000 unités pour l'année fiscale se terminant en mars 2009. En octobre, Mitsubishi avait déjà révisé en baisse de 81.000 unités ses ventes annuelles estimées à 1,228 million d'unités.

Les constructeurs automobiles japonais n'en fissent plus d'annoncer des réductions de production et d'effectifs, pour adapter leur offre à une demande en berne à cause de l'aggravation de la crise économique mondiale.

Production réduite

Vendredi 21 novembre, le numéro un du secteur, Toyota Motor, a confirmé le non-renouvellement au Japon de 3.000 contrats de travail de salariés intérimaires ou employés pour une durée déterminée. Ce même jour, le deuxième constructeur nippon, Honda, a indiqué qu'il allait encore réduire de 79.000 unités sa production annuelle mondiale de voitures, dont 21.000 exemplaires en Europe, à cause de la chute des achats de véhicules due à la crise économique.

Le 6 novembre, Toyota avait laissé entendre qu'il allait se séparer de la moitié de ses 6.000 salariés temporaires au Japon. Il avait alors abaissé de façon drastique ses prévisions de résultats pour l'exercice 2008/09 en raison de la chute de la demande aux Etats-Unis et en Europe. Toyota prévoit parallèlement d'arrêter la production dans toutes ses usines aux Etats-Unis et au Canada pendant deux jours en décembre, après avoir déjà stoppé ses chaînes durant un trimestre dans trois de ses usines américaines.

De son côté, Mazda a annoncé jeudi 20 novembre devoir se séparer de 1.300 personnes sous contrats de travail temporaire, et Isuzu a prévu de faire de même avec 1.400 autres.