La direction du constructeur automobile japonais Nissan et le comité d'entreprise de son usine de Barcelone (nord-est de l'Espagne) sont parvenus mercredi 25 février à un accord prévoyant 1.400 suppressions de postes contre un plan d'investissement, selon les médias espagnols. La direction de Nissan et les syndicats, contactés par l'AFP en début de soirée, n'étaient pas disponibles pour confirmer ces informations.

Le constructeur japonais et les syndicats étaient en âpres discussions depuis la présentation en octobre par la direction d'un plan de 1.680 suppressions d'emplois, en raison de la crise économique mondiale qui affecte durement les ventes de véhicules. Selon les médias espagnols, les deux parties sont parvenues à un accord sur un plan industriel à l'issue d'une énième réunion.

Ce plan prévoit la suppression de 1.400 emplois contre les 1.680 annoncés initialement, la direction s'engageant à maintenir un minimum de 2.800 employés sur son site de Barcelone, selon des sources syndicales citées par les médias. La multinationale rallongera ainsi de 15 jours, jusqu'au 31 mars, un plan de départs incitatifs, avec des indemnisations de 60 jours par année travaillée, comprises au total entre 20.000 à 120.000 euros par personne licenciée.

Nissan mettra également en marche un plan de départ en préretraites pour les employés âgés de plus de 55 ans qui toucheront 90% de leur salaire. En contrepartie, le constructeur s'engagerait à produire un nouveau véhicule à Barcelone à partir de 2012, d'investir 400 millions d'euros sur le site et d'y garantir une charge de travail additionnelle entre 2010 et 2012.

Le secteur automobile espagnol est durement frappé par la crise économique. En Espagne, troisième producteur européen, les immatriculations de voitures ont reculé de près de 42% au mois de janvier, par rapport à l'année précédente.