L'accord entre Fiat et Chrysler pourrait capoter à cause des syndicats. C'est du moins ce qu'affirme Sergio Marchionne, le patron de Fiat, dans un entretien au quotidien canadien Globe and Mail. A cause de l'absence d'avancées dans les négociations avec les syndicats, en particulier au Canada, il n'y a que 50% de chances que l'alliance entre Chrysler et Fiat soit entérinée, a avertit l'administrateur délégué du groupe italien.
Fiat a donc décidé de mettre la pression sur les syndicats de Chrysler aux Etats-Unis et au Canada. "Il n'y a pas d'argent à distribuer. (...) Je pense qu'il faut qu'ils comprennent dans quel état est l'industrie" automobile aux Etats-Unis et au Canada, a ajouté Sergio Marchionne, à l'adresse des syndicats. "Personne d'autre ne mettra un dollar".
En outre, le patron italien a confirmé en outre qu'il est "possible" qu'il occupe le poste de directeur général de Chrysler, confirmant des informations publiées par le magazine spécialisé Automotive News. "Fondamentalement, c'est possible, mais le titre n'est pas important. Ce qui est important, c'est qu'ils m'écoutent" au sein de Chrysler. Du coup, "il est possible que j'aie à partager mon temps entre la direction de Fiat et la direction de Chrysler", assure-t-il.
Pour Chrysler, le temps est compté. L'administration américaine a donné au troisième constructeur américain jusqu'à fin avril pour signer un accord d'alliance définitif avec Fiat. Ce rapprochement est présenté comme un élément fondamental du retour à la rentabilité de Chrysler et comme une condition sine qua non pour une nouvelle aide de l'Etat.

















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