Mauvais début d'année pour Renault. Le constructeur automobile français a enregistré un recul de 30,8% de son chiffre d'affaires au premier trimestre à 7,080 milliards d'euros, après une baisse de 28,7% au quatrième trimestre 2008. Les ventes mondiales du groupe sont en baisse de 22,4 %, "en ligne avec l’évolution du marché mondial", a indiqué la marque au losange.

Dans le détail, les ventes de voiture en Europe, le principal marché du constructeur, ont glissé de 22%, soit plus que le marché (-19%). Le Français a connu une progression de 3,4% en Allemagne, grâce à sa marque à bas coût Dacia (Logan), alors que les ventes de voiture s'envolaient de 15% sous l'effet de la prime à la casse. Les autres régions ont contribué à hauteur d'un quart à la baisse du chiffre d'affaires du groupe.

Dans ce contexte, le groupe a tenu à rassurer sur sa situation financière. L'endettement financier net de l'activité Automobile, c'est-à-dire du groupe moins l'activité de financement des ventes RCI Banque, "s’est accru de moins de 10%, après effet du changement de législation sur les délais de paiement des fournisseurs en France", a expliqué Renault. Le constructeur a rappelé qu'il bénéficiait d'un prêt de 3 milliards d'euros de l'Etat français et de 300 millions de la Banque européenne d'investissement.

D'autre part, "le plan de départs volontaires qui prend fin le 30 avril a dépassé les objectifs de l’entreprise", assure Renault. Le plan visait le départ d'un peu plus de 4.000 salariés.

Concernant 2009, Renault "maintient ses hypothèses d’évolution des marchés mondiaux à 55 millions d’unités, dans un environnement qui demeure très volatil". Le groupe a aussi réaffirmé qu'il visait sur l'année un flux de trésorerie disponible positif.

Renault déclare rester confiant. Il rappelle qu'après le lancement fin 2008 de la nouvelle Mégane, le nouveau Scenic va bientôt faire son entrée sur le marché. Il affirme ainsi qu'il "disposera de la gamme la plus jeune du marché" en Europe.