Les risques limités du régime d'auto-entrepreneur libèrent les vocations. Plus de 40.000 français se sont inscrits au régime de l’auto-entrepreneur depuis sa naissance le 1er janvier dernier. Ce statut qui permet de créer son entreprise plus facilement et sans risque" a été un véritable succès", s’est réjouie la ministre de l’économie Christine Lagarde lors d’une conférence de presse à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris.

"J’ai toutes les raisons de penser que nous allons exploser le plafond que nous nous sommes fixé", a-t-elle même ajouté, en se référant à l’objectif de 200.000 auto-entrepreneurs en 2009 annoncé par le lors du lancement du dispositif.

C'est logique dans la mesure où le statut d’auto-entrepreneur va être étendu aux professions libérales d’ici à la fin février. Ces entrepreneurs libéraux pourront désormais s’acquitter d’un prélèvement unique pour l’ensemble de leurs cotisations sociales et de leurs taxes. Et ce, au prorata de leur chiffre d’affaires. Un décret publié le 3 février fixe ce taux forfaitaire à 20,5% du chiffre d’affaires pour les professions libérales. Il est déjà de 13% pour les activités commerciales et 23% pour les activités de service.

Aujourd'hui, seuls les entrepreneurs dans les secteurs de l’achat-vente et des services, dont le chiffre d’affaires était respectivement inférieur à 80.000 et 32.000 euros, peuvent bénéficier du nouveau statut.

Le secrétaire d’Etat chargé du commerce, Hervé Novelli, a également rappelé lors de la conférence de presse que le gouvernement allait "assouplir" les règles pour l’accès des fonctionnaires au régime. Actuellement, les agents de la fonction publique ne peuvent bénéficier du statut d’auto-entrepreneur que pour deux ans. Sauf dans les secteurs de la formation, des travaux effectués chez des particuliers, de l’enseignement, de l’expertise et du consulting, pour lesquels il n’existe pas de limitation de durée. C'est justement cette limite de deux ans qui devrait disparaître.

Le profil des personnes qui se sont déclarées auto-entrepreneurs n’est pas encore connu dans le détail. Cependant, avant même que le dispositif ne soit officiellement lancé, plus d’un tiers des personnes qui s’étaient déclarées intéressées, étaient des salariés souhaitant bénéficier d’un revenu complémentaire. Selon le ministère, 26% des candidats étaient chômeurs.