L'Unedic s'est félicitée mardi 18 août d'avoir obtenu les meilleures notes à long terme et à moyen terme de trois agences de notation financière, étape préalable à l'émission d'un emprunt obligataire pour garantir le versement sans perturbation des allocations chômage.

Le régime d'assurance chômage s'est vu délivrer la semaine dernière les meilleures notes à long et moyen termes par Fitch (AAA), Moody's (Aaa) et Standard and Poor's (AAA) ainsi que leurs appréciations à court terme (F1+, P-1, A-1+). Il avait sollicité l'avis de ces agences "afin de pouvoir prendre toutes les dispositions nécessaires garantissant la continuité du service des allocations chômage", selon son communiqué.

"L'excellence de ces notes permettra à l'Unedic d'émettre des obligations à long terme afin de mener à bien son programme de financement aux meilleures conditions du marché", précise le régime, géré paritairement par les organisations syndicales et patronales.

18 milliards de défict en 2013

Le 26 juin, le conseil d'administration de l'Unedic a examiné le lancement d'un nouvel emprunt pour financer son déficit, qui pourrait atteindre 18 milliards d'euros en 2013 et ne commencerait à se résorber qu'en 2014, selon des documents remis aux partenaires sociaux. "Nous avons déjà 5 milliards de dettes que nous finançons par des billets de trésorerie. Nous allons demander une autorisation supplémentaire, jusqu'à 3 milliards supplémentaires", avait précisé fin juin le président de l'Unedic Geoffroy Roux de Bézieux (Medef). "Ensuite, il y aura probablement un emprunt à la rentrée mais la date et le montant précis ne sont pas décidés", avait-il ajouté.

La prochaine prévision d'équilibre financier de l'Unedic pour la période 2009-2011 devrait être présentée lors du bureau du régime le 11 septembre.

L'Unedic ne cesse depuis des mois d'assombrir ses prévisions d'emploi et de chômage, qui réduisent les rentrées de cotisations dans ses caisses et augmentent les dépenses d'indemnisation chômage. Fin mai, le régime a prévu 639.000 chômeurs de plus et 591.000 pertes nettes d'emplois salariés en 2009, sur fond de recul du PIB de 3%, ce qui creuserait son déficit à 1,3 milliard d'euros et sa dette cumulée à 6,3 milliards.