Les ministres des Finances du G20 se sont dits samedi "prêts" à sanctionner à partir de mars 2010 les paradis fiscaux qui refusent de se conformer aux normes internationales, dans un communiqué publié à l'issue de leur réunion à Londres.
Institutions internationales
Les ministres ont aussi annoncé avoir fait "de grands progrès" dans le renforcement des Institutions financières internationales et être près d'obtenir les 850 milliards de dollars de ressources additionnelles acceptées en avril par le sommet des chefs d'Etat pour les institutions internationales.
D'ailleurs, Le directeur-général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a annoncé ce samedi que le Fonds avait réussi à obtenir les 500 milliards de dollars de ressources supplémentaires décidées au G20 des chefs d'Etats en avril.
Poursuite des plans
Les ministres des finances sont également tombé d'accord pour poursuivre les plans de relance jusqu'à la reprise de l'économie mondiale. Plusieurs économistes comme Nouriel Roubini avaient mis en garde les dirigeants internationaux contre les risques de rechute de l'économie mondiale en cas d'arrêt brutal des stimulus dès les premiers signes de reprise.
A l'issue du sommet de Londres, le secrétaire américain au Trésor Tim Geither a considéré que "la croissance est en route", mais que "de grands défis restent à venir", citant nommément le chômage.
"Nous continuerons à mettre en oeuvre avec détermination nos mesures de soutien financier et nos politiques budgétaires et monétaires expansionnistes, (...) jusqu'à ce que la reprise soit assurée", indique le communiqué publié à l'issue de la réunion des ministres des Finances à Londres. Ils continueront d'appliquer les mesures de relance "jusqu'à ce que la reprise soit assurée". Cependant, ils veulent "un processus transparent et crédible pour le retrait" de ces mesures une fois la reprise solidement établie, et s'engagent à développer des "stratégies de sortie coopératives et coordonnées", variant selon les pays.
Les ministres indiquent par ailleurs qu'"il faut faire plus" pour renforcer le secteur financier. En particulier, ils sont tombés d'accord pour recommander une plus grande transparence sur le niveau et la structure de la rémunération des banquiers dont "les actions ont un impact important sur la prise de risque", et des critères mondiaux sur la rémunération. Ceux-ci comprennent notamment le principe de versements échelonnés, dont certaines échéances pourraient être supprimées.

















