La compagnie Nakheel, en partie à l'origine de la crise de la dette de Dubaï, a demandé ce lundi à la Bourse de Nasdaq Dubaï la suspension des transactions sur ses obligations islamiques.
Il faut dire que dès l'ouverture, la tendance était inquiétante. Les Bourses de Dubaï et Abou Dhabi ont ouvert sur une nette baisse lundi, premier jour ouvrable depuis la crise de la dette qui a frappé Dubaï. Après 20 minutes d'échanges, la Bourse de Dubaï reculait de 5,94% alors que celle d'Abou Dhabi baissait de 7,4%. Après 30 minutes d'échanges, Dubaï reculait de 6,90% contre -7,62% pour Abou Dhabi. Une heure après l'ouverture, la Bourse de Dubaï reculait de 7,19% alors que celle d'Abou Dhabi baissait de 8,09%.
A Dubaï, l'indice DFM a clôturé à 1.940,36 points, perdant 150,80 points, soit 7,3%, pendant la séance. La Bourse d'Abou Dhabi a fini plus dans le rouge encore, à 2.668,03 points, soit une baisse de 241,93 points (8,3%). Les deux Bourses, qui étaient fermées depuis mercredi en raison de la fête musulmane de l'Adha, ont cependant évité la suspension de leur cotation, prévue dans leur règlement quand leur indice recule de 10%.
Mais à Dubaï comme à Abou Dhabi, les échanges ont été extrêmement limités, avec une forte offre à la vente et pratiquement aucune demande d'achat.
Le géant immobilier Nakheel, qui fait partie de la holding Dubai World, "a demandé une suspension des transactions sur toutes ses obligations islamiques cotées à la bourse Nasdaq Dubai", a annoncé Nasdaq Dubai dans un communiqué sur son site internet. L'annonce est intervenue quelques minutes avant l'ouverture des deux bourses de la ville-émirat, la bourse de Dubai et Nasdaq Dubai.
Les autorités de Dubaï avaient annoncé mercredi que Dubai World demandait un moratoire d'au moins de six mois sur sa dette. Le moratoire envisagé concerne le paiement, prévu le 14 décembre, de 3,5 milliards de dollars d'obligations islamiques par Nakheel.
La baisse boursière est pour l'istant très localisée aux Emirats arabes unis. La Bourse de Tokyo a clôturé en forte hausse ce lundi (+2,91%), les craintes quant à un défaut de Dubaï s'étant quelque peu apaisées.

















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