Merrill et Citi viennent d'annoncer une augmentation de leur perte nette au terme du troisième trimestre de leur exercice fiscal. La première, qui fait l'objet d'un rachat par Bank of America, accuse un déficit trimestriel de 5,2 milliards de dollars après une perte de 4,7 milliards de dollars au cours du trimestre précédent. Chez Citigroup, les dégâts sont moindres: la perte nette au titre du troisième trimestre atteint 2,8 milliards de dollars après 2,5 milliards de déficit au deuxième trimestre.

Pour les deux banques, la cause est la même: les dépréciations liées à l'effondrement des marchés financiers au cours des mois précédents et à la poursuite de la crise immobilière américaine, qui affecte de nombreuses classes d'actifs.

"Nous continuons de réduire notre exposition ainsi que le niveau d'endettement de notre bilan avant de clore la transaction avec Bank of America", indique John A. Thain, le Président et directeur général de Merrill Lynch.

Chez Citigroup, on a un peu plus de motifs de satisfaction à partager: "Bien que le troisième trimestre reflète un environnement difficile, ainsi que de l'effet de nouvelles dépréciations, nous faisons d'excellents progrès, notamment en matière de réduction de coûts, d'effectifs et de gestion de notre bilan", relève Vikram Pandit, le directeur général de la banque.

Malgré le plan de sauvetage conçu par le Trésor américain, les nombreuses levées de fonds déjà réalisées, les dépréciations d'actifs toxiques et les cessions d'activités, les résultats des deux établissements montrent que la crise financière n'est pas encore vraiment digérée.