La crise n'y a rien fait. Les primes versées aux employés dans le secteur financier au Royaume-Uni ont encore atteint des sommets cette année culminant à 16 milliards de livres cette année, soit plus de 20 milliards d'euros, relève l'Office national des statistiques britannique. En sept ans, ils ont plus que doublé, selon les calculs de l'institut.

Ces chiffres ont enflammé les syndicats. Il faut dire que ces rémunérations extravagantes de certains banquiers de la City ont été accusées par le gouvernement et l'opposition d'avoir contribué à la crise financière. En effet, ils inciteraient les employés du secteur à prendre des risques inconsidérés dans l'espoir d'accroître leurs gains personnels.

"Ces chiffres sont tout simplement hallucinants. Cela représente plus de 250 livres (environ 320 euros, ndlr) pour chaque homme, femme et enfant de ce pays", a souligné Brendan Barber, le secrétaire général de la confédération des syndicats britanniques, le TUC.

"Les "fat cats" (chats bien gras, sobriquet dont sont affublés en Angleterre les financiers accusés de s'être indûment enrichis) ont reçu ces sommes colossales pour bâtir un système financier qui s'est avéré tellement risqué que le contribuable a du verser des milliards pour le sauver, et qui met maintenant en danger l'emploi et le logement des gens ordinaires", a-t-il ajouté.