Andrew Cuomo est en guerre contre les bonus. Merrill Lynch, AIG... Le ministre de la Justice de New York déterre tous les dossiers. Jeudi 12 mars, il affirmait ainsi que la banque d'affaires américaine Merrill Lynch avait dissimulé au Congrès sa décision d'avancer à décembre le versement de primes, juste avant son rachat par Bank of America (BofA) et malgré ses pertes abyssales. Mercredi 18 mars, il a obtenu qu'une décision de justice contraigne BofA à divulguer le montant des rémunérations des anciens employés de Merrill Lynch, ce à quoi l'établissement s'est toujours refusé jusqu'à présent, arguant la "confidentialité" de ces données. Et il comptait bien rendre ces noms publics dès que possible.
Du coup, Andrew Cuomo s'est aussi attaqué au dossier des primes versées par AIG, un dossier sur lequel la polémique fait rage aux Etats-Unis, obligeant même Barack Obama à monter au créneau. Mercredi 18 mars, il a ainsi indiqué que onze cadres d'AIG avaient quitté le groupe en dépit du versement d'énormes primes pour les retenir, qui ont atteint 42 millions de dollars cumulés pour dix dirigeants. A lui seul, un des cadres dirigeants de l'assureur, qui est parti depuis, a perçu "4,6 millions de dollars" selon le procureur, qui n'hésite pas à livrer des noms en pâture. Et à semer la panique à Wall Street.
Andrew Liddy, le patron d'AIG, et d'autres employés auraient ainsi reçu des menaces de mort. "Tous ceux qui ont reçu des bonus dans les échelons supérieurs sont concernés. C'est une chasse aux sorcières", a déclaré Jeanne Branthover, la directrice des services de recrutement financier de Boyden Global Executive Search au New York Times. Mais Andrew Cuomo ne compte pas en rester là. Il espère bien espère se pencher sur le cas d'autres sociétés financières qui ont reçu des fonds publics pour se renflouer et pousser enfin le monde de la finance à plus de transparence.






















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