La crise ne signe pas la fin des bonus. L'assureur américain AIG a alloué versé vendredi 12,1 millions de dollars de primes à un groupe de ses dirigeants. Le groupe avait évité la faillite grâce à plus de 170 milliards de dollars d'aides fédérales.

Dans un document remis à a SEC, le gendarme de la Bourse américain, AIG indique que son comité des rémunérations a "autorisé le versement" d'émoluments contractuels qui avaient été "volontairement" suspendus par AIG.

Cette une annonce intervient au lendemain de la décision du "superviseur spécial" chargé des rémunérations des entreprises renflouées par l'Etat, Kenneth Feinberg, de limiter la rémunération des 25 cadres les mieux payés de sept entreprises ayant reçus d'importantes aides fédérales.

Quatre dirigeants d'AIG ont reçu au total 4 millions de dollars, dont le directeur financier David Herzog (1 million de dollars) et l'un des directeurs de la branche dommages corporels et à la propriété, Kristian Moor (1,6 million). Un groupe d'autres employés a par ailleurs reçu 8,1 millions de dollars, précise le document.

AIG a également autorisé le règlement d'indemnités contractuelles de départ à la retraite à l'un des anciens dirigeants principaux de la branche assurance vie, Edmund Tse, "qui a pris sa retraite en 2009", indique le document sans en préciser le montant. Le Wall Street Journal a affirmé samedi qu'elles s'élevaient à 14,4 millions de dollars, citant une source proche du dossier.

"L'impossibilité pour AIG de garder et de motiver ses employés les plus performants pourrait nuire à sa capacité de stabiliser son activité", explique le document pour justifier le versement de primes.

La somme allouée aux primes cette fois-ci est très inférieure à celle de 165 millions de dollars de primes versée à certains cadres d'AIG après son renflouement par l'argent public. Une mesure qui avait soulevé une vague d'indignation.