La Lloyds Banking Group pourrait réaliser la plus importante augmentation de capital jamais vue au Royaume-Uni. LBG, partiellement nationalisée, envisage de lever 15 milliards de livres (16 milliards d'euros), selon le Financial Times jeudi 8 octobre. LBG a refusé de commenter l'information.
L'autorité britannique des services financiers (FSA) examine actuellement ce projet. Lloyds pourrait également vendre certains de ses actifs, affirme le quotidien financier, en citant des sources anonymes proche du dossier. Cette opération serait soutenue par le gouvernement, actionnaire de la banque à hauteur de 43,5%.
En septembre, la Loyds avait déjà fait part de son intention de se tourner vers de nouveaux actionnaires, afin d'éviter de souscrire officiellement au plan de protection des actifs bancaires toxiques (GAPS) mis en place par le gouvernement britannique le 26 février.
Le but de LBG est en fait d'éviter de gonfler encore la part de l'Etat à son capital, qui pourrait monter à 65% en cas de nouvelle souscription de la banque au GAPS. Fin février, LBG avait accepté de souscrire à ce plan d'assurances et de faire assurer 325 milliards de livres (360 milliards d'euros) d'actifs, et le 7 mars la banque avait indiqué qu'elle prévoyait de faire assurer 260 milliards de livres d'actifs toxiques supplémentaires.
Lloyds a annoncé qu'elle serait déficitaire en 2009.
















