La banque Citigroup s'apprête à supprimer 50.000 postes dans le monde. Le PDG de la banque, Vikram Pandit, s'apprête à annoncer ce plan de réduction des effectifs, destiné à ramener les effectifs du groupe bancaire à environ 300.000 personnes contre 352.000 à fin septembre.
Ces suppressions d'emploi "se feront pour moitié via les cessions d'actifs en cours, le reste par quelques départs volontaires et par des licenciements secs", a-t-on précisé chez l'ancien numéro un mondial de la banque.
Dans une présentation disponible sur le site du groupe, Pandit devrait également annoncer une baisse des dépenses de l'ordre de 20%, pour les abaisser à un niveau compris entre 50 et 52 milliards de dollars en 2009.
Alors que la perte nette de Citigroup a atteint 2,8 milliards de dollars au troisième trimestre, après 2,5 milliards de déficit au deuxième trimestre, Vikram Pandit, directeur général depuis décembre 2007, serait sur la sellette. Les analystes lui reprochent de ne pas avoir réagit assez rapidement à la crise qui secoue tout le secteur bancaire américain. Vendredi14 novembre l'action était passée sous les 10 dollars, contre 50 dollars un an auparavant.
Citigroup est handicapé par de forts coûts de structure et par le besoin d'augmenter le montant de ses dépôts afin de pouvoir faire face à ses concurrents comme JP Morgan et Wells Fargo. Pandit est notamment accusé d'avoir échoué à conclure une fusion avec Wachovia, emportée par Wells Fargo. Selon des rapports de presse, Citigroup chercherait à racheter une banque régionale.

















