Le portefeuille d'actifs toxiques de FSA, conservé par la banque franco-belge Dexia après l'annonce de la vente de sa filiale, comprend plus de 7 milliards de dollars de "subprime", selon un document publié par le réhausseur de crédit.

Dexia, qui a reçu 6,4 milliards d'euros de fonds propres des gouvernements français, belge et luxembourgeois, a annoncé la vente de FSA pour 722 millions de dollars et son recentrage sur ses métiers historiques de banque de financement public et de détail, sans parvenir à convaincre le marché.

La banque dirigée par Philippe Marini a cependant conservé une participation de 24,7% dans FSA ainsi que la gestion de l'extinction d'un portefeuille de titres de 16,5 milliards de dollars.

La France et la Belgique se sont engagées à garantir les pertes engendrées par ce portefeuille, d'un montant total de 16,5 milliards de dollars, au-delà d'une première tranche de 4,5 milliards, qui sera couverte par Dexia.

Le ministère de l'Economie a indiqué à l'AFP que la garantie de la France porte sur "un peu moins de 40%" des pertes éventuellement enregistrées au-delà de cette première tranche.

Comme l'a indiqué l'hebdomadaire Marianne à paraître samedi, la garantie de l'Etat français sera inscrite dans la loi de finances rectificative pour 2008 lors de sa discussion au Parlement.

Outre 7,3 milliards de dollars de titres adossés à des prêts immobiliers dits "subprime", le portefeuille comprend également environ 3,5 milliards de dollars d'autres actifs à risque.

"Les éléments que l'on a aujourd'hui nous permettent de dire que dans des scénarios raisonnables ou stressés (extrêmes, ndlr), on n'irait pas au-delà" de la première tranche de 4,5 milliards de dollars de pertes, assumée par Dexia, ce qui induirait que la garantie n'ait pas à jouer, a assuré Bercy.

Dexia bénéficie déjà d'une garantie de ses emprunts à hauteur de 150 milliards d'euros, dont 55 milliards pour la France.