Les 350 milliards de dollars encore non utilisés du plan Paulson de sauvetage du système financier (TARP ou "Troubled Assets Relief Program"), voté en octobre dernier, pourraient ne plus suffire. C'est en tout cas l'avis d'un nombre croissant de parlementaires américains, qui pressent la Maison-Blanche de finaliser son nouveau programme, selon le Wall Street Journal.
La deuxième tranche du plan de 700 milliards de dollars, débloquée la semaine dernière par le Sénat, pourrait en effet ne pas peser lourd face aux objectifs de la nouvelle administration. Outre la poursuite de la recapitalisation des établissements fragilisés par la crise, la Maison-Blanche souhaite en effet accorder entre 50 et 100 milliards de dollars supplémentaires pour secourir les propriétaires de biens immobiliers et stopper les saisies. A cela s'ajoute également le projet du rachat d'actifs toxiques, qui pénalisent les bilans des banques et font chuter leur cours de Bourse. Cette mesure, initialement envisagée puis abandonnée par Paulson, pourrait coûter à elle seule plusieurs milliers de milliards de dollars, selon certains économistes.
Face à ce gouffre financier, les parlementaires américains estiment "qu'ils ont besoin d'une proposition de plan de la part de la Maison-Blanche dans les prochains jours pour pouvoir accorder d'avantages de financement", explique le journal économique. Kent Conrad, le président de la Commission du budget du Sénat, a déjà déclaré aux conseillers du Président Obama que ces 350 milliards de dollars ne seraient pas suffisants. Cette rallonge budgétaire pourrait provenir soit "des fonds du plan de relance économique de 825 milliards de dollars, soit en votant une loi permettant d'étendre l'enveloppe TARP", ajoute le Wall Street Journal.
Mais le temps presse. Le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs, a déclaré jeudi 22 janvier que le nouveau plan serait prêt rapidement. "Le Président prendra une décision dès que son équipe lui aura donné des recommandations", a-t-il expliqué. Il pense que "nous devons agir rapidement pour permettre à l'économie de repartir." Le secrétaire d'Etat au Trésor, Timothy Geithner, avait de son côté déclaré mercredi 21 janvier au Congrès que l'administration Obama n'avait pas de plans pour demander plus de financement, mais trouverait des ressources additionnelles si la situation financière empirait.
Sur le volume initial de 700 milliards du plan Paulson, 350 milliards de dollars ont déjà été utilisés pour recapitaliser les banques américaines, et notamment les plus importantes d'entre elles, et apporter un soutien financier aux constructeurs automobiles du pays, en grande difficulté.






















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