Le mariage entre la Caisse d'Epargne et Banque Populaire est imminent mais des zones d'ombres persistent concernant le périmètre de l'opération, selon plusieurs informations de presse. François Pérol, actuel secrétaire général adjoint de l'Elysée et conseiller économique de Nicolas Sarkozy, est pressenti pour prendre la tête du nouvel ensemble.
D'après le Journal du Dimanche et Le Parisien, le projet de fusion devrait être finalisé ce soir. L'Etat prendra entre 16 et 20% du capital de la nouvelle banque issue de la fusion.
L'Elysée avait fixé aux deux banques la date butoir du 26 février, jour de leur présentation de résultats annuels, pour s'entendre, afin d'accélérer les difficiles négociations entre les deux groupes ouvertes officiellement en novembre. "Les derniers arbitrages sont faits ce week-end", écrit Le Parisien pour qui la naissance du deuxième groupe bancaire français sera finalisée dimanche soir.
Selon le Journal du Dimanche, l'Etat va apporter une nouvelle rallonge budgétaire au groupe, de deux milliards d'euros, "de quoi peser à hauteur de 16,25%" dans le nouvel ensemble. "La prise de participation se fera sous forme de titres hybrides, des actions de préférence sans droit de vote", ajoute l'hebdomadaire. Selon le site Mediapart, l’Etat envisagerait de prendre une participation de 20% dans le capital de la nouvelle banque.
Les deux journaux affirment que la banque d'affaires Natixis commune aux deux banques fera partie intégrante du nouveau groupe. En revanche, le Crédit foncier, filiale des Caisses d'épargne en sera exclu pour l'instant. L'avenir du Crédit Foncier ne serait lui pas encore arrêté, selon une source proche du dossier relayée par l'AFP. Le promoteur Nexity (contrôlé par la Caisse d'Epargne) et le groupe administrateur de biens et de transactions immobilières Foncia (Banque Populaire) ne figureraient pas dans la corbeille de mariage, précise la source.
François Pérol, actuel secrétaire général adjoint de l'Elysée et conseiller économique de Nicolas Sarkozy, est pressenti pour être nommé à la tête du nouvel ensemble mais d'autres hypothèses seraient à l'étude. D'après Mediapart et Le Point, François Pérol, secrétaire adjoint de l'Élysée et ancien de Rothschild et Compagnie, prendra la direction de la nouvelle entité. L'Elysée confirme qu'une réunion a eu lieu samedi 21 février au sujet de la fusion mais nie qu'une décision ait été prise concernant le dirigeant de la future banque.
Entamées en octobre, les négociations ont été retardées par les départs du patron emblématique de la Caisse d'Epargne, Charles Milhaud et de son successeur désigné, Nicolas Mérindol, à la suite d'une perte de 751 millions d'euros attribuée aux opérations hasardeuses d'un trader de la banque.
Depuis, la tempête financière a rattrapé les deux groupes mutualistes, qui s'apprêtent à publier jeudi 26 février des pertes historiques en 2008, selon la presse, en partie plombés par Natixis, qui pourrait perdre plus de 2,5 milliards d'euros.
Début février, le chef de file de Banque Populaire, Philippe Dupont, parlait encore de "redéfinir précisément" le projet, "compte tenu des incertitudes et des risques liés au contexte inédit". Mi-février, la ministre de l'Economie Christine Lagarde leur a finalement demandé publiquement d'"accélérer la manœuvre", alors que les deux parties avaient initialement prévus de n'annoncer les détails de la fusion qu'au printemps.


















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