Le secteur bancaire américain dans son ensemble a accusé sa première perte trimestrielle depuis 1990. Banques commerciales et caisses d'épargnes confondues, le secteur a enregistré 26,2 milliards de dollars de pertes au cours du quatrième trimestre 2008, a annoncé, jeudi 26 février au soir, le régulateur bancaire FDIC dans une étude.
"L'augmentation du coût du risque, les pertes de trading et les dépréciations massives de survaleurs et d'autres actifs ont contribué aux pertes de l'industrie", analyse la FDIC. Quatre institutions représentent la moitié des pertes affichées par le secteur bancaire, mais "les problèmes de rentabilité concernent tout le monde". 32% des établissements surveillés ont terminé le trimestre dans le rouge.
En 2008, les banques américaines ont néanmoins réussi à rester dans le vert. Elles ont enregistré un résultat net cumulé de 16,1 milliards de dollars, contre 100 milliards de dollars un an plus tôt, soit son plus mauvais score depuis 1990, année de la précédente grande crise bancaire aux Etats-Unis.
La rentabilité des fonds propres, un important indicateur de performance financière pour le secteur, est passée en un an de 7,97% à 7,49%. En 2005, elle se situait à 8,25%. Si le nombre de caisses d'épargne a peu diminué, passant de 1.251 à 1.220, le nombre de banques commerciales est passé de 7.283 à 7.085.
L'emploi dans le secteur bancaire a également reculé. Les institutions financières du pays employaient 2.152.962 personnes fin 2008 contre 2.215.029 fin 2007, soit un recul de 2,8%.





















