Si l'on se fixe "sur la base de l'OCDE", la Suisse pourrait figurer sur la liste noire du G20 des paradis fiscaux, a déclaré Nicolas Sarkozy à l'issue du sommet européen à Bruxelles. "Tout dépend de ses réponses", a précisé le chef de l'Etat. "Mais en l'état actuel des choses et sur la base de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économique), la réponse est plutôt oui".
La Suisse est dans la ligne de mire du G20, à cause du secret bancaire. Elle pourrait être forcée à accepter un compromis dans les discussions sur cette question au sein de l'OCDE pour éviter le risque de sanctions contre des banques suisses. Hanz Rudolf Merz, le ministre suisse des finances, a admis samedi que certaines "données" pourraient faire l'objet de négociations.
"Peut-être aurons-nous des concessions à faire dans tel cas ou tel autre", a-t-il expliqué devant des responsables du Parti radical (FDP, centre droit). Même si, a-t-il réaffirmé, "nous n'abandonnerons pas le secret bancaire".
La Suisse s'est attiré des critiques croissantes ces derniers mois au sujet du secret bancaire jalousement gardé par un pays dont la prospérité dépend en grande partie de cette pratique. La crise financière et économique mondiale amène les pouvoirs publics de nombreux pays à vouloir réguler davantage ce domaine et à lutter contre les paradis fiscaux. Dont le secret bancaire est un élément clé.
Les Etats-Unis tentent ainsi d'obtenir de la grande banque suisse UBS qu'elle lui communique les noms des titulaires de 52.000 comptes secrets. La banque a déjà plié en partie face aux autorités américaines au grand dam de ses consœurs et des autorités suisses.




















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