Le gouvernement belge n'envisage "aucune alternative" au rachat de Fortis Banque par le groupe français BNP Paribas, auquel il "continue à apporter tout son soutien", a déclaré ce jeudi le Premier ministre Herman Van Rompuy, à cinq jours d'un vote crucial des actionnaires.

"Les conditions modifiées de la convention sont positives pour les épargnants, les actionnaires, les membres du personnel, les contribuables et pour le pays. Je suis confiant quant au fait que les actionnaires feront le bon choix", a ajouté Herman Van Rompuy en séance plénière de la Chambre des députés.

Des petits actionnaires de Fortis Holding, l'ancienne maison mère de Fortis Banque, opposés au rachat de Fortis Banque par BNP ont présenté un "plan B" permettant à la première banque de Belgique de rester indépendante. Le groupe Fortis, devenu Fortis Holding, était considéré comme un fleuron financier du Benelux jusqu'à son démantèlement l'an dernier à la suite de la crise financière.

Début octobre, les Pays-Bas ont nationalisé les activités néerlandaises de bancassurance. La Belgique a fait de même avec la filiale bancaire belge Fortis Banque, et comptait en revendre 75% à BNP. Mais les actionnaires de Fortis Holding, qui s'estiment floués, ont voté contre ce démantèlement le 11 février. Ils voteront à nouveau sur un accord remanié avec BNP le 28 avril à Gand (Belgique) et le 29 à Utrecht (Pays-Bas). Si c'est encore "non", BNP a menacé de se retirer.