"Dans une soixantaine de communes de plus de 50.000 habitants, l'offre locative est largement supérieure à la demande", a déclaré Jean-Michel Ciuch, directeur des études immobilières au Crédit Foncier.

Dieppe, Dijon, Digne

Le Crédit Foncier cite, dans une étude, en exemple des villes nouvellement placées sous surveillance: Dieppe, Fécamp, Bernay, Elbeuf, Saint Quentin, Laon, Soissons, Obernai, Dijon, Besançon, Briançon, Valence, Gap, Salon de Provence, Digne, Manosque, Chatellerault, Rochefort, Parthenay, Saint Jean d'Angely ou Janzac.

A l'inverse, Arras, Saint Ouen, Saint Denis, Reims, Nancy, Haguenau, Mâcon, Bourgoin ne sont plus considérés comme des marchés à risque par le Crédit Foncier.

Offre trop abondante

Cette offre trop abondante entraîne une baisse des loyers dans certaines régions. "Ils ont pu reculer jusqu'à 15% sur un an entre juin 2008 et juin 2009 notamment en Aquitaine, Alsace, Limousin et Poitou-Charentes", selon Jean-Michel Ciuch.

La région Provence-Alpes-Cote d'Azur a le mieux résisté avec une augmentation de 2% à 5% de ses loyers. "Entre juin 2009 et juin 2010, les loyers pourraient à nouveau perdre 10% dans ces régions", a-t-il ajouté. Le Sud-Ouest devrait enregistrer la plus forte baisse des loyers.

Offre inadaptée

La dégradation économique pèse sur la demande locative. "L'offre est de plus en plus inadaptée à la capacité financière des ménages. Alors que la demande se situe entre 6 et 13 euros le mètre carré mensuel, l'offre est proposée entre 11 et 25 euros", a expliqué Jean-Michel Ciuch.

Marché tendu en Ile-de-France

Par ailleurs, les dispositifs Robien et Scellier "ont généré un afflux de produits inadaptés dans des zones où les propriétaires ont peu de chance de louer et donc de bénéficier de l'avantage fiscal prévu", selon le Crédit foncier. Dans certaines zones, le marché du locatif neuf reste toutefois tendu, avec une offre inférieure à la demande, notamment en Ile-de-France et sur la façade atlantique.