Les prix des logements anciens en Ile-de-France devraient baisser de 5% en 2009 par rapport à l'an dernier, alors que leur niveau en 2008 a été équivalent à celui de 2007, sauf à Paris, selon une étude publiée jeudi 22 janvier par la Chambre des notaires de Paris et de l'Ile-France. "La confiance n'est pas de retour, loin s'en faut", a déclaré Jean-François Humbert, son président, lors d'une conférence de presse, pour expliquer cette chute des prix qui serait la première dans cette région depuis 1997, année qui avait marqué la fin de la précédente crise immobilière.
Si les "prix moyens" en Ile-de-France sont restés stables en 2008 par rapport à 2007, il existe de fortes différences selon la localisation du bien immobilier. Alors que Paris intra-muros, qui bénéfice toujours d'une grande faveur, a vu ses prix encore progresser de 4% à 5%, selon des chiffres provisoires, la petite couronne a connu une stabilité alors que ceux de la grande couronne enregistraient des baisses de 1% pour les appartements et surtout de 4% à 5% pour les maisons. Pour sa part, Century 21 a enregistré une baisse des prix de 0,78% en Ile-de-France en 2008 et la FNAIM de 2,5% (-0,9% pour les appartements et -5,4% pour les maisons).
Retrouvez l'étude de la Chambre de notaires et ses cartes détaillées des évolutions de prix, ici.
L'analyse des notaires révèle une chute de l'ordre de 15% du nombre de transactions en 2008. Cette tendance s'est accentuée au deuxième semestre pour retrouver le volume de transactions du premier trimestre 1997. Au troisième trimestre 2008, dernier trimestre où les statistiques officielles sont connues, les ventes d'appartements ont chuté de 42,8% dans le neuf et de 24,2% dans l'ancien à Paris et de l'ordre de 15% dans la petite couronne. Les ventes de maisons ont baissé de 19,7% dans l'ancien et de 36,5% dans le neuf en petite couronne et de 21,9% dans l'ancien et de 38,5% dans le neuf en grande couronne. La chute importante du nombre de transactions ne s'est pas encore traduite sur les prix en 2008. La Chambre des notaires de Paris et de l'Ile-France rappelle que lors de la crise immobilière de 1991-1992, l'écart entre la chute des volumes et la baisse des prix avait pris entre 12 et 18 mois.
Au 3e trimestre 2008, le prix moyen du m2 à Paris s'établissait à 6.630 euros/m2. L'indice Notaires-INSEE des appartements anciens libres pour le troisième trimestre s'établit à 222,8 contre 220,9 au deuxième trimestre, soit une augmentation trimestrielle de 0,9% et annuelle de 7%. Pour Paris intra-muros, l'arrondissement le plus cher est le 6e avec 10.200 euros/m2 (soit une hausse de 11% en un an) devant le 7e (9.740 euros/m2) alors qu'à l'inverse le moins cher est le 19e (5.200 euros/m2), en progression de 7%.





















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