Sans Google, la majorité des internautes abandonne toute recherche. La panne du moteur de recherche le 31 janvier dernier le prouve, selon une étude du cabinet AT Internet Institute , révélé par Libération.
Lorsque Google a failli, 70% des gens qui voulaient l’utiliser ont carrément renoncé à surfer. Pour le vérifier, il suffit de regarder l’évolution du trafic mondial pendant les 50 minutes qu’a duré la panne. Il a baissé de 21,3%, sur les 54.689 sites passés en revue par AT Internet. Le trafic a même plongé de 29,3% à 15h43, soit un quart d’heure après le début du dysfonctionnement. Le diagnostic est clair: les internautes sont complètement désemparés sans Google.

Les quelques internautes qui n’ont pas renoncé à surfer , ont d’abord utilisé leurs marques-pages ou saisit l’adresse d’un site dans la barre des tâches. Au moment de la panne, 16,2% des visites perdues par Google se sont ainsi transformées en visites dites "d’accès direct".

Les moteurs de recherche concurrents de Google n'ont que peu bénéficié de la panne, seulement 13,9% des visites perdues par Google se sont reportées sur eux. Les internautes ont alors été plus nombreux à utiliser Yahoo!. Il a récupéré 41,7% des visites transférées sur un moteur de recherche. Viennent ensuite Live Search (24,7%), Orange (13,0%), Aol (4,7%), et Altavista (2,7%).

Finalement, la défaillance de Google n’a profité à personne. La majorité des visites a été perdue . Les autres n’ont été que faiblement reportées sur les moteurs de recherche. Yahoo ! tire un peu son épingle du jeu, mais son profit reste faible.
L’ironie de l’histoire, c’est que Google est peut-être celui qui se sort le mieux de l’affaire, selon les conclusions d’AT Internet. Son image a été écornée par cette erreur humaine. Mais l’entreprise de Mountain View a tout de même gagné de l’argent au moment du bug, grâce à ses liens sponsorisés. Ces derniers étaient encore accessibles pendant la panne. Surtout, Google a pu démontrer que les internautes ne pouvaient pas se passer de lui.




















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