Un par un, les liens entre Google et Apple sont dénoués. Après la démission d'Eric Schmidt, PDG de Google, du conseil d'administration d'Apple, c'est au tour d'un autre administrateur siégeant aux conseils des deux entreprises de devoir choisir son camp. Arthur Levinson, membre des conseils d'Apple et de Google, va abandonner, lui, son siège chez Google.
Ces départs sont contraints. Les autorités américaines de la concurrence ont remis en cause récemment la présence des deux dirigeants aux conseils des deux géants californiens. Elles s'inquiétaient de l'empiétement progressif des activités des deux groupes
Le géant américain de l'Internet Google a annoncé lundi la démission d'Arthur Levinson, membre de son conseil d'administration depuis avril 2004 et mis récemment en cause par les autorités américaines de la concurrence. Au mois de mai, le New York Times révélait que les autorités américaines de la concurrence avaient engagé une enquête sur les relations qu'entretiennent les conseils d'administration des deux groupes.
Le fait que deux dirigeants, Eric Schmidt et Arthur Levinson, siègent aux conseils d'administration des deux groupes était notamment susceptible d'enfreindre les lois de la concurrence.
La séparation progressive des deux groupes passe aussi par le rachat récent par Apple d'une société spécialisée dans la cartographie en ligne, révélé par le site spécialisé ComputerWorld. Jusqu'à maintenant, la firme à la pomme utilise Google Maps sur ses iPhones et les deux groupes ont collaborés pour adapter Gmail à l'iPhone. Du coup, "Google profite du succès de l'iPhone, le téléphone mobile lui apportant plus de trafic que tout autre mobile", rappelait le New York Times en mai dernier.
Mais l'apparition des "Google Phones", ces smartphones équipés du système d'exploitation Android, développé par la firme de Mountain View, incite Apple à prendre ses distances vis-à-vis de ce partenaire, selon les observateurs du secteur. "Si Apple et Google finissent par devenir des concurrents, Apple doit chercher à ne plus dépendre des logiciels de Google", souligne Seth Weintraub, de ComputerWorld.





















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