Le prix de la quatrième licence de téléphonie mobile fixé à 206 millions, a annoncé Luc Chatel, secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie et de la Consommation. Ce jeudi, dans un entretien au Figaro, le fondateur et principal actionnaire de Free indique être "prêt à payer" 210 millions d'euros pour acquérir l'un des trois lots de la quatrième licence de téléphonie mobile, jugeant ce prix "logique et équitable". Free est le principal cadidat déclaré.
Luc Chatel a rappelé lors d'un débat à l'Assemblée sur l'attribution de fréquences de réseaux mobiles que le gouvernement souhaitait "diviser le paquet de fréquences supplémentaires en trois lots", dont un réservé "à un nouvel entrant". "Nous proposons une règle simple, guidée par un souci d'équité avec les opérateurs existants (ndlr SFR, Orange, Bouygues): fixer un prix correspondant au tiers du prix accordé précédemment, 619 millions d'euros, soit de l'ordre de 206 millions d'euros, pour un tiers des fréquences attribuées", a-t-il développé. Car en fait, la bande de fréquences correspondant à la quatrième licence UMTS non attribuée est scindée en trois lots de 5 MHz chacun, l'un des trois lots étant réservé au nouvel entrant.
Luc Chatel a rappelé le calendrier: procédure d'attribution fin 2009, attribution des licences avant fin 2010, nouveaux services en 2012. Le Premier ministre François Fillon avait annoncé le 12 janvier qu'une partie de la 4e licence de téléphonie mobile serait attribuée à un nouvel opérateur "avant l'été".
La perspective d'un nouveau venu, souhaitée par les associations de défense des consommateurs, a toujours fait frémir Orange, SFR et Bouygues Telecom, la France étant le seul grand pays européen avec seulement trois opérateurs. Le nouvel opérateur, qui mettra des années à construire son réseau, devra de toute façon, dans un premier temps, louer ceux des autres pour commencer son activité.




















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