Le piratage de logiciels informatiques a reculé en France en 2008, pour la quatrième année consécutive, selon une étude publiée mardi par l'association des fabricants de logiciels BSA.
Le taux de piratage est passé de 42 à 41%, ce qui classe la France au 25e rang mondial dans ce domaine, indique l'institut IDC, qui a réalisé l'étude pour BSA (Business Software Alliance), l'association mondiale des fabricants de logiciels.
Le manque à gagner pour l'industrie du logiciel, calculé en dollars, a augmenté en raison des taux de change, passant de 2,6 milliards de dollars (1,87 milliard d'euros) à 2,76 milliards de dollars (1,94 milliard d'euros).
"Cette année, on confirme la tendance à la baisse, il y a une certaine maturité des entreprises en la matière, mais il reste encore des efforts à faire", a déclaré à l'AFP Natacha Jollet-David, porte-parole de BSA en France.
En Europe, les pays où le piratage est le plus développé sont la Grèce (57%), Chypre (50%) et l'Italie (48%), tandis que les bons élèves sont le Luxembourg (21%) et l'Autriche (24%).
Cette année, la crise aura un effet ambigu sur le piratage des logiciels. "La crise peut avoir un effet à la fois positif et négatif" en 2009, estime Natacha Jollet-David, du fait des "réductions budgétaires" dans les entreprises: "il se pourrait que les utilisateurs conservent leur matériel plus longtemps pour éviter certains investissements, donc ils ont plus de chance de se trouver avec des logiciels sans licence".
Mais, toujours pour faire des économies, les sociétés se ruent aussi sur les mini-ordinateurs: "le marché des netbooks a pris énormément d'ampleur, avec des logiciels préinstallés de manière tout à fait légale", ce qui peut faire baisser le taux de piratage, conclut la porte-parole.














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