Google n'a pas d'algorithme pour prévoir le futur. Et ne sait pas, de l'aveu de son patron Eric Schmidt, quand la reprise aura lieu. En attendant, le géant de l'Internet continue de publier des résultats en -petite- hausse. Son chiffre d'affaires a difficilement grimpé de 3% au deuxième trimestre 2009, à 5,52 milliards de dollars. Bien loin des 39% de croissance enregistrés lors du second trimestre 2008.
La fête est finie, voici venu le temps de la crise. Même pour Google. Si le maître des moteurs de recherche affiche une hausse de 19% de son bénéfice net, à 1,48 milliard de dollars, c'est surtout parce qu'il a réduit drastiquement ses coûts. Google emploie ainsi 378 personnes de moins par rapport au premier trimestre, après avoir supprimé notamment 200 postes pour la première fois de son histoire (1% de ses effectifs).
La société basée à Mountain View, en Californie, a aussi fermé des bureaux d'ingénierie et a repoussé certains projets coûteux comme la construction d'une nouvelle ferme de serveurs. Résultat, les dépenses en capital ont chuté de 80% par rapport à l'année précédente, à 139 millions de dollars.
Côté revenus, certains signes inquiètent en ce qui concerne sa principale activité, la vente de publicité en ligne. D'abord, le contexte n'est plus aussi excitant qu'il y a un an. Après avoir enregistré une croissance de 20% en 2008, le marché mondial de la publicité en ligne devrait se contenter d'un plus modeste 10% de croissance, selon une étude ZenithOptimedia.
Croissance ralentie
Certes, comparé au reste du secteur de la communication, c'est très bien. Mais Google doit continuer de s'adapter à cette croissance ralentie, qui pèse sur ses finances. Le prix moyen d'un clic sur les publicités affichés sur les sites du groupe et des partenaires de son système AdSense a baissé de 13% au second trimestre par rapport à la même période en 2008.
Google devrait tout de même moins souffrir que ses concurrents. Il bénéficie de la prime au leader, dominant le marché de la publicité en ligne. Aux Etats-Unis, il détient près de 33% du marché. De plus, les annonceurs pourraient bien, malgré des budgets réduits, continuer de se tourner vers le géant de l'Internet.
Flexible
Ce dernier offre une des solutions les plus flexibles en matière d'annonces en ligne. Et, surtout, son système fournit au client un des moyens les plus précis du marché de calculer son retour sur investissement. Précieux lorsque les budgets pub sont réduits à leur plus simple expression et que les annonceurs recherchent l'efficacité maximale.





















